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daryo: aura bu en un mois en Inde autant d'alcool qu'en une journée normale en France.
by daryo - about 4 days ago, 17:03
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by daryo - about 5 days ago, 23:59 / 46 Visits
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Notre glandage habituel s'est bien passé, il est 14:00 et nous pouvons décoller. On termine de visiter tous les aspects de la vieille ville que nous n'avons pas vu hier. Nous serons accompagné par nos deux amies hollandaises.

On commence par un musée d'astronomie à ciel ouvert où sont implantés divers instruments assez ingénieux permettant de mesurer la course des astres et leur hauteur.


Ensuite on passe devant le Palais des Vents, fameux palais qui est en couverture du Lonely Planet, ce merveilleux guide qui aura illuminé notre séjour de ses précieux conseils, on monte sur un toit en terrasse juste en face pour mieux en apprécier la beauté. La vue au loin n'est pas mal non plus.


On part ensuite vers un autre palais, reconverti en musée, et on perds en chemin Romain et les hollandaises. J'y vais avec Quentin, on reste un long moment assis sur une rembarde à simplement admirer.


On rentre, marcher ici est assez fatiguant compte tenu de la circulation anarchique, des Klaxons et de la chaleur.

Vers l'hôtel on croise ce bon Romain, qui a troqué ses hollandaises pour deux espagnoles. Ils vont diner ensemble, et Quentin en tête à tête avec moi. 
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by daryo - about 6 days ago, 23:59 / 68 Visits
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Une nouvelle fois, on glande un peu, avant d'aller visiter.

La chaleur est accablante en début d'après-midi. Vu que l'on fait pas mal de chemin à pieds on évite de marcher en pleine chaleur.

On part pour la vieille ville, là où sont concentrés les monuments les plus intéressants.

Les bâtiments y sont entièrement roses, les couleurs sont un peu passées par endroits, l'entretien laisse à désirer.

Contrairement à tout ce que l'on a visité jusqu'alors, cette ville a une histoire distincte de la colonisation britannique. Calcutta et Darjeeling étaient des villes fondées et planifiées par la Compagnie des Indes et l'architecture coloniale y était omniprésente.


Ici c'est très différent, un fort millénaire domine la ville, il appartient toujours au maharadja du Rajasthan, et la ville a gardé énormément de vieux édifices dans un état sommes toutes assez correct compte tenu de leur âge.

On s'arrête dans un temple d'haré Krishna, un Indien m'explique les différences entre cette religion et le bouddhisme, je gagne +5 en compréhension de la religion, et compte tenu du fait que Romain a réussi à nous guider, il passe ranger niveau 3 avec compétence accrue sur le guidage sans soleil pour se repérer.

On arrive dans une boutique de joaillerie, avec un vendeur parlant un françespagnol très compréhensible. Comme dans chaque ville j'achète une spécialité locale, un anneau en argent que je négocie âprement. J'ai retenu la formule de calcul et sous les yeux du vendeur incrédule, je lui prends sa calculatrice, et après avoir pesé la bague que je compte acheter, je calcul 35 roupies le gramme d'argent que multiplie 4,5g, plus 60 roupies de main-d'œuvre et 15% de commission. J'arrive à 251 roupies. Deal. Je gagne +5 en négociation.


On se balade assez longtemps, et lorsqu'on rentre à l'hôtel il est vite l'heure d'aller rejoindre deux hollandaises que nous avons rencontré ce matin pour aller diner.

On suit M. Turgné et une nouvelle fois son sens de l'orientation hors-pair nous amène tout droit à un échangeur autoroutier au milieu d'hôtels en construction. On finit par prendre un auto-rickshaw pour limiter notre retard.

Le restaurant est bourré d'occidentaux, la déco est magnifique, le serveur défoncé, quelle belle soirée.


En rentrant on croise deux indiens qui fument un excellent shit , nous en prenons une quantité raisonnable, ils nous donnent rendez-vous le lendemain pour une visite de la ville. Ils n'ont pas l'air à plaindre et sentent un peu l'argent sale. Ils nous parlent de pierres précieuses, d'investissement. Nous flairons l'arnaque et décidons de ne pas donner suite.
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by daryo - about 6 days ago, 11:59 / 66 Visits
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namaste Good price for you échangeur autoroutier Where are you from Tentaculer Ranger niveau 3 Loyal bon Pani bottle How many time in India I just want to makes happy Very cheap J'vais m'en coller un ptit My friend Pesos Roupies नहीं You're like my brother now casque à pointes Filmer Bordeaux First time in India Over Budget Passport Good Qwality No Hello कंटर shukrya côté obscur rickshaw
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daryo: Liliane Bettencourt aussi, malgré son grand âge, a besoin d'affection. Je veux bien me dévouer.
by daryo - about 6 days ago, 10:36
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by daryo - 2010-07-22 23:59 / 70 Visits
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Ce matin j'ai plein de trucs à faire. Retirer de l'argent, voir si je peux me faire rembourser une partie des billets d'hier, prendre ceux pour New Delhi par la même occasion, et finalement trouver une recharge pour mon téléphone puisque mon opérateur n'est pas présent dans le Rajasthan et que je me trouve donc en roaming.

À part le distributeur qui accepte de me délivrer les derniers roupies de ce voyage, je vais d'échecs en échecs. Je marche en pleine chaleur durant plusieurs kilomètres, je trouve un rickshaw qui me prends une somme faramineuse pour m'emmener au milieu de nulle part, et finalement je me perds volontairement. Après tout c'est comme ça qu'on visite le mieux.


La ville a l'air assez animée, avec pas mal de commerces, une circulation folle, il fait assez chaud aussi. Je reste plusieurs heures avant de me décider à prendre un auto-rickshaw vers l'hôtel.

En chemin je me suis fait inviter à deux soirées, je pense que je n'irai pas et ce pour trois raisons: ils avaient l'air un peu louche, tous les guides conseillent de se méfier car il y a pas mal de trafic de pierres précieuses dans le coin, et au final un vieil indien m'a gentiment conseillé de me méfier des invitations trop alléchantes.

Pendant tout ce temps là Quentin se reposait, et Romain squattait le restaurant de l'hôtel, qui est vraiment très convivial, tout en marbre, avec un beau panorama.


On y passe la soirée ensemble, on réserve nos billets de train pour Delhi, entre quelques parties d'échecs, et je finit par aller avec Romain sur le toit profiter de la vue, et prendre quelques photos.

Nous sommes rejoint par le gérant de l'hôtel, un indien assez jeune, avec qui je discute assez longuement.

La corruption inhérente dans la société indienne, les taxes qui pleuvent sur les automobilistes, la croissance rapide de Jaipur, la qualité de l'artisanat indien, il m'explique précisément, dans un très bon anglais, sa vision de la société indienne.

Ravi de cette rencontre, je file me coucher.
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by daryo - 2010-07-21 23:59 / 80 Visits
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On va passer 5 jours à Jaipur, avant de rentrer. C'est beau Jaipur, ça a l'air génial Jaipur.

Mais avant cela on a 804 Km à faire, ce qui en Inde veux dire 12h de train.

On quitte vite fait notre hôtel miteux, les draps nous ont collés des démangeaisons, c'était vraiment merdique, cette chambre improbable, sans fenêtre, aux murs dégeulasses, de voir ça, on a les yeux qui saignent. On est content de se casser d'ici.

Bref, on arrive à la gare et comme le train est bondé je prends des billets généraux et nous verrons à l'intérieur ce que nous pouvons faire.

L'un des trains annoncés, le Jodphur express, nous semble correct et on décide de le prendre. Une fois partit on se demande si il va dans le bon sens.

Entre temps on se pose dans l'inter-voitures à côté des toilettes, utilisées en continue depuis 12h, et on s'apprête à y passer la journée.


Les chemins de fer ici, c'est publique, bureaucratique jusqu'à la caricature et honnêtement, même si on a compris quelques trucs, on ne maitrise pas toutes les ficelles.

Le contrôleur passe, et même si on a des billets généraux, il nous colle une "amende" qui n'alourdit le prix du billet que de 60 roupies.

Les quatres premières heures passent plutôt vite, à un moment la pluie rafraichit l'atmosphère qui était jusqu'alors étouffante.

On repasse par Agra, nous revoyons le fort rouge, la nuit tombe lentement et le train jusqu'alors bruyant et agité de mouvements continuels devient de plus en plus calme.

Un passager nous propose deux places et le contrôleur nous en indique une troisième, Romain part dormir pendant que je reste assis avec Quentin. L'attente est longue mais on finit par venir à bout de ce trajet interminable.

On arrive enfin, on prends un auto-rickshaw, 10 minutes plus tard on est à l'hôtel, 20 minutes plus tard on s'endort.
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by daryo - 2010-07-20 23:59 / 95 Visits
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Vers midi on finit par arriver, avec les 1h de retard réglementaires.

Dés la sortie de la gare nous savons que nous ne nous éterniserons pas ici.

Comment décrire Allahabad en un seul mot... Allahabad c'est nul. C'est la ville la plus sale de toutes les villes sales que nous ayons faite. La plus pauvre aussi. Pour ajouter au tableau, son intérêt touristique est proche de zéro. Pour nous ce n'est qu'une étape avant Jaipur.

N'importe quelle personne sensée aurait pour seul objectif de se barrer d'ici au plus vite et nous ne ferons pas exception.

On trouve un hôtel, le plus miteux de tout notre séjour, pour une nuit on en mourra pas, après tout il est proche de la gare.

Puis on part à pieds pour visiter le fort d'Akhbar, le seul monument qui vaille à peu près le coup dans les environs.

En chemin on achète du whisky pour ce soir, on mange sur le pouce et je vais voir sur internet quelles sont les disponibilités pour demain.

Ça s'annonce plutôt mal, il n'y a que deux trains, à 12h et 12h30 et ils sont tous deux pleins à craquer. D'autant qu'ils arrivent à Jaipur vers minuit et que notre hôtel a toutes les chances d'être fermé. C'est pas grave, on se ferra mal.

On continue notre route, toujours à pieds, mais aux deux tiers du trajet nous sommes surpris par une énorme rincée.

C'est la première fois que nous sommes confrontés à la vrai mousson, bien violente. Les rues sont submergées et nous attendons plus d'une heure, réfugiés sur la devanture d'une petite boutique.


Quand le temps se calme nous prenons un rickshaw vers l'hôtel . On passe dans les rues inondées au milieu des enfants trempés jusqu'aux os qui jouent dans les énormes étendues d'eau. On filme pas mal et on regagne nos pénates.

On bois, on fume, on se marre bien car après tout demain, se sera une journée merdique. On le sait.
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by daryo - 2010-07-19 23:59 / 97 Visits
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On déjeune dans un resto hors de prix, mais c'est assez bon. Et on file vers le parc du Maidan, une esplanade de pelouse en plein cœur de la ville de Calcutta. À côté se situe un grand monument à la gloire de la reine Victoria, et des jardins plutôt bien entretenus.

On ne visitera pas plus Calcutta. On avait envisagé un moment d'aller voir la maison de Mère Theresa mais en fait ça ne nous tente pas trop, on est passé devant avant-hier et ça sent le gros business.


On reste plusieurs heures dans ce parc et on fait la connaissance de deux ados indiens très sympathiques. Ils nous raccompagnent sur le chemin de notre hôtel, Et nous payent un thé au passage. On échange les adresses e-mail et on part se rafraîchir d'une glace au Lavazza café le plus proche. Là nous apprenons qu'un train en provenance de New Japailguri et à destination de Sealdah s'est lamentablement crashé, il y a 50 morts. On aurait pu le prendre, ce train.

21h, il est temps de récupérer nos bagages qu'on a laissé en consigne à l'hôtel et de partir vers la gare.

Je tiens à prendre le tramway au moins sur la moitié du parcours. C'est le seul tramway d'Inde et le plus vieux d'Asie.

Et en effet la rame que nous empruntons date de 1932 et rien n'a dû y changer depuis, même pas la peinture.

On se croirait à Disneyland, et le trajet est trop court.



On prend ensuite un bus vers la gare, les routes sont bondées et lorsque nous arrivons enfin, des dizaines de milliers de personnes se pressent sur les quais et en dehors de la gare.

Quentin essaye sans succès de trouver son prof d'Economie qui est sensé arriver ce jour même dans cette gare précise.

On trouve notre train, et quelques minutes plus tard apparaissent nos deux amis indiens qui ont réussi à retrouver notre train et notre wagon. On se salue chaleureusement et le train part. Bondé.

Je suis tombé avec un vieux sans gêne qui me squatte mon espace vital. Il comprends, évite le conflit, et monte se coucher à sa place. Lorsque je me réveillerai demain, il sera assis sur mon lit. Mais c'est une autre histoire.
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by daryo - 2010-07-18 23:59 / 93 Visits
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On a pu se reposer un maximum, et on ne se lève pas trop tard. On prend un petit dej' assez nul vu le prix, et on prend un taxi vers le marché aux fleurs.





On fait d'une pierre trois coups puisqu'on peut également admirer un très vieux pont métallique de l'ère victorienne et la gare d'Howrah, de laquelle nous partirons demain, qui a pour particularité d'être la plus grande gare d'Asie.

De là nous prenons le bateau pour nous rapprocher d'un vieux parc, dans lequel trône une magnifique cathédrale. Nous utilisons un itinéraire proposé par Romain et qui nous fait terminer après quelques kilomètres de marche en pleine chaleur, sur un échangeur autoroutier sans trottoirs.


En chemin nous avons réussi à éviter une énorme averse. La mousson a beau être particulièrement soft cet année, quand il pleut se sont des trombes d'eau qui se déversent en quelques secondes.

Aux prémices de cette averse, donc, nous avons trouvé refuge dans une église évangéliste. Ces églises ne sont pas des filiales du Vatican, on y fait un peu ce que l'on veut. Celle-ci est basée sur des chants répétitifs à plein volume, les gens sont à moitié en transe, et l'église est bondée. Dés que la pluie s'arrête, on quitte les lieux.

On repart dans l'autre sens, et on passe au milieu du quartier gouvernemental de l'ouest Bengale, qui est assez huppé.

Après quelques minutes on se résoud à prendre un taxi pour retourner à notre hôtel. Ça fait 5h que l'on marche et on a besoin de repos.

On va diner, on prend un thé sur la mezzanine d'une librairie, et on digère devant la télé.
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by daryo - 2010-07-17 23:59 / 118 Visits
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On arrive en gare de Sealdah, un faubourg de Calcutta, vers 6:30. Sur le papier notre hôtel est à seulement 3Km. On décide d'y aller à pieds.

Il fait chaud, nous sommes épuisés. Et par ma faute, les plans du Lonely Planet étants particulièrement imprécis, on se perd.

Nous devons nous résoudre, au bout d'une heure, après avoir vidé d'une seule traite une bouteille d'eau de 2l, à prendre un auto-rickshaw vers la bonne adresse, qui est en fait assez loin. On s'est bien plantés.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. L'hôtel est complet, il est 9h et les clients vont partir autour de midi. Il faut donc attendre longuement avant d'espérer notre douche, notre sieste, et notre burger bien mérités.


Car avec Quentin on a décidé qu'aujourd'hui on testerait le McDo indien, pour voir un peu ce que ça donne.

On attends, d'abord sur le trottoir, puis dans un salon que le staff de l'hôtel nous a indiqué, puis on nous propose une chambre. Je m'occupe des papiers. C'est l'un des hôtels les plus bureaucratiques que nous ayons fait. Quatre formulaires remplis, avec copie carbone, vingt minutes de paperasse pour une chambre.

Finalement on ne fait pas de sieste, on prend une douche et on décide de réserver nos billets de train directement sur internet pour éviter le problème d'hier soir. On va rester deux jours à Calcutta, on repartira Lundi.

On choisi de faire une étape à Allahabad, avant de rejoindre Jaipur. Ça fait 802 et 804 Km. Pile au milieu. Vingt minutes de travail par billets, le site est assez lent sur iPhone. Il n'y a plus qu'à imprimer.

Une fois tout ceci mis en place, nous filons au McDo le plus proche, histoire de gouter le Chicken Maharadja Mac.


Ce qu'il y'a de frustrant avec le McDo indien, c'est qu'il n'y a aucune viande de bœuf à la carte. Tout cela manque un peu de steacks bien gras, de qualité médiocre, arrosés d'une sauce bien chimique, mais on s'y fait. Leur sauce curry est suffisamment grasse, et le poulet est assez exempt de saveur pour qu'on ai conscience d'être chez Ronald.

Une fois cette belle opération effectuée, on retourne à l'hôtel.

En raison de la chaleur et de la fatigue, on squatte devant la télé indienne, et on regarde l'intégralité d'un film Bollywoodien de kung-fu, avec pour acteur principal Akshay Kumar.

Demain on va vraiment visiter Calcutta.
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by daryo - 2010-07-16 23:59 / 244 Visits
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Nous partons, enfin nous partirons, à 15h. Ça fait bizarre, on a passé 8 jours ici, et on se sent un peu comme à la maison. Toujours dans les nuages, un peu comme sur une île. On range toutes nos affaires, pour de bon cette fois-ci. Je me suis levé à 9h pour faire un maximum de choses et à 9h30 c'était fini, à tel point que je me suis recouché. J'ai demandé au propriétaire l'autorisation de squatter la chambre jusqu'à 13h et il a accepté.

On descend à l'heure dite, et on dit au revoir au passage à tous les commerçants, voisins, clients de l'hôtel, que nous avons croisés.

Histoire de continuer dans les adieux, nous déjeunons dans notre restaurant tibétain favori. La serveuse a un visage aussi angélique que d'habitude, son regard va tous nous manquer.

On file acheter à grignoter pour notre long trajet en train, prendre un café, on a encore le temps, et nous devons également dire au revoir à nos amies suédoises.

On trouve très rapidement une jeep, que l'on paye plus cher pour descendre que nous n'avions payé la montée, mais nous sommes largement mieux installés et notre critère principal de choix était l'état des pneus...

J'avais oublié que c'était aussi long... les paysages sont magnifiques, mais la première heure de trajet et les virages en lacets pris à fond la caisse me file la nausée.

Quentin et moi prenons tout de même le temps de filmer pas mal de petits bouts de chemin.

Depuis qu'on est arrivé on filme au moins autant qu'on photographie. Ça fera un sacré boulot de monter tout ça.

La route dans un panorama aussi magnifique est plus une balade qu'un véritable trajet.

La température augmente, peu à peu.

Au bout de 3h on arrive à New Ja-Paille-Pourrie. Ce n'est pas devenu mieux en une semaine, c'est toujours aussi moche.

Il est 18:30, notre train est à 20:00, on est laaaaaarge.

Quoi que...

On a pas encore nos billets... Alors on va à un premier guichet où on attends un bon quart d'heure. Ils ne peuvent pas nous vendre de billet Sleeper Class, alors ils nous indiquent un deuxième guichet. Un quart d'heure plus tard, on apprend que les réservations sont impossible le train étant à l'approche. Mais on nous renvoi vers un troisième guichet, de l'autre côté de la gare, qui est immense. Là on ne peut rien pour nous, il faut retourner au premier guichet, et prendre un billet basique. On nous affectera une place si il y en a une disponible et nous paieront le supplément à ce moment là. On refait donc le long chemin vers le premier guichet où après 15 minutes de queue on nous délivre le précieux sésame.

Puis on va au troisième guichet, qui ne peut plus rien pour nous malheureusement, le train va bientôt partir et c'est le contrôleur qui a les listings de réservation.



On le trouve justement sur le quai, il nous donne directement des places, vu que le train est loin d'être complet.

On monte, et on part presque aussitôt. On est très bien placé. Il y a plusieurs cafards dans le wagon, ça me stress, je dors très peu.
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by daryo - 2010-07-15 23:59 / 126 Visits
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Pas grand chose, finalement, il a plut, beaucoup, on est sorti faire des courses, faire un petit tour de la ville, on a été moi et Romain jusque dans les bas-fonds.

On a acheté du thé, à nouveau, du thé blanc pour être précis, et de l'excellent. On a effectué une longue dégustation chez Nathmull's, le meilleur revendeur de la ville.


Ça coûte pas cher tout ça, vraiment. Mais en cumulé, à force de fringues, de thés et autres, on est tous gravement hors-budget.

On descends ensuite à la gare de Darjeeling, on veut voir si l'on a une chance de pouvoir prendre le toy train pour repartir.

Hélas, non seulement la dernière partie de la ligne est fermée depuis le 26 juin suite à un glissement de terrain, mais en plus une grève illimité nous empêchera de prendre la première partie, celle qui est en traction à vapeur.

Bien sûr c'est décevant. On rentre.

On part demain, on commence à ranger. On prends une bonne douche, puis on retrouve nos amies suédoises autour d'un verre.
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by daryo - 2010-07-14 23:59 / 149 Visits
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Romain et moi sommes partis pour nous faire mal. On a décidé d'aller à l'Happy Valley.

C'est une des plus plantations les plus réputées, elle produit un thé bio qui est vendu exclusivement chez Harrod's à un prix prohibitif.

On est partis tôt et on y est arrivé -sans se perdre- après trois quarts d'heure de marche. Pour accéder à l'usine proprement dite il faut passer au milieu des plantations de thé, où s'affairaient les cueilleuses.


Peu avant le bâtiment de la fabrique, une indienne nous a interpellé et nous a invité à une petite dégustation, dans l'arrière boutique de sa petite épicerie.

Il y avait déjà un japonais dans ce salon, il n'arrêtait pas de se marrer, ça nous a très vite mis en confiance.

Elle nous a expliqué les différentes qualité de thé et nous a fait gouter l'un d'eux, le "Super Fine Tippy Golden Flowery Orange Picko one" qui a la particularité d'être prêt en 5 secondes et de pouvoir servir 3 fois avant de perdre son arôme. J'en ai immédiatement pris 100 Gr à un prix honteusement bas.

Malgré le fait qu'Harrod's ai l'exclusivité pour cette plantation, les cueilleuses bénéficient traditionnellement de quantités fixes de thé gratuit pour leur consommation personnelle, ce qui est un avantage en nature sensé compenser leur maigre salaire d'1,3€ par jour.

Naturellement au lieu de boire le thé qu'on leur donne, elles le revende sous le manteau.

Puis, le hasard faisant bien les choses, les suédoises d'hier soir sont alors entrées dans le salon.


On a visité l'usine tous les cinq.

D'abord la salle de séchage où les feuilles sont placées durant 48h sur de longues caisses grillagées en dessous desquelles un puissant ventilateur souffle de l'air chaud.

Puis la salle où l'on trie les différents thés. Puisqu'il faut noter que la qualité d'un thé va dépendre de deux facteurs, le premier est la récolte qui est soit la première (au printemps), soit la deuxième (été), soit la dernière (Novembre et Décembre), le deuxième facteur étant la position de la feuille sur le rameau. La première, la plus petite, va produire un thé au goût très fin et naturellement sucré, pauvre en théine, la deuxième un thé plus classique alors que la troisième est celle qui fournira la moindre qualité. Bien sûr selon l'emplacement et la façon dont le produit est traité, le goût sera différent également.

Après cette visite nous avons accompagné nos trois amis au zoo, et leur avons donner rendez-vous le soir même pour diner.

Il était déjà 13:30, après 5 km de marche, on a été déjeuner autour d'une bière, et face à ça:


Oui, après 5 jours à Darjeeling on a enfin pu voir l'himalaya.

On est rentré, on s'est reposé, et comme prévu on a été diner. On a même réussi à tirer Quentin de son lit.
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daryo: le métal c'est une musique de casques à pointes
by daryo - 2010-07-14 18:49
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by daryo - 2010-07-13 23:59 / 149 Visits
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Pendant que Romain est occupé à des activités palpitantes, nous décidons, Quentin et moi d'aller visiter un peu le bas de la ville, où se situent les plantations de thé et le jardin botanique.

On se perds dans des dédales de chemins à travers les petites maisons des ouvriers agricoles..




On cherchait particulièrement la plantation Happy Valley, très réputée, on a finalement erré dans une autre plantation avant de partir vers le jardin botanique, un peu plus haut. C'est un joli jardin de l'époque Victorienne, avec de vieilles serres en fer forgé.

On a alors, lentement, commencé à remonter les 200m de dénivelé nous séparant de notre hôtel. Quentin est devenu tout blanc, on a fait une étape chez notre marchand de fringues habituel pour le troisième jour consécutif, et on lui à encore laissé quelques roupies. Après cela Quentin allait mieux et on a été prendre un verre.

Il commençait à pleuvoir et on est rentré. J'ai terminé la lecture de 1984, lorsque le jour commençait à tomber.

Quentin était fatigué et maladif. J'ai été diner avec Romain, au resto il y avait deux suédoises.

Puis vieilles taupes.
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by daryo - 2010-07-12 23:59 / 173 Visits
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On se lève tôt, de nouveau.

On a aucun programme pour aujourd'hui.

On part retirer de l'argent. Pendant que Romain dévalise un nouveau magasin de fringues.

L'après-midi je sors plusieurs fois, déjà pour aller à nouveau dans la boutique d'un mini-monsieur vraiment marrant, qui vends des fringues népalaises d'excellente qualité à un prix très honnête. Je lui prends un sac assorti à mes habits achetés hier.


Je ressort prendre des photos de la ville pendant que Romain fait connaissance avec une américaine. Je ne serai pas mauvaise langue, et je ne balancerai rien, je n'en pense pas moins. Bref...


À la fin de la journée j'étais sorti plusieurs fois visiter les alentours, Quentin, je ne sais pas, je ne l'ai pas trop vu, il devait dormir dans un coin, et Romain rédigeait son contrat de mariage.

On a décidé d'aller prendre un verre, mais bon, 21 heures. Tout était fermé. Et de toutes façons pas la peine d'essayer d'acheter de l'alcool dans un magasin, car en dehors des bars et restaurants, l'alcool est interdit à Darjeeling.

Alors on est parti se coucher. Oui, comme des vieilles taupes.
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by daryo - 2010-07-11 23:59 / 177 Visits
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On a réussi, on s'est levé tôt. C'est le début d'une nouvelle ère où nous n'hésiterons plus à braver la pluie et le brouillard pour aller visiter la ville.

Ce matin on est donc partis au zoo, c'est assez loin. Et il pleut donc, comme souvent ici. Lors des pires averses on s'abrite et lorsque le déluge cède place à une légère bruime, on avance.

Le zoo est plutôt mignon, petit, dans prétention, avec pas mal d'animaux endémiques de l'Himalaya, tels le Leopard des neiges ou le panda rouge, dont Quentin trouve qu'il ressemble à un pokemon.


Après cela on a été faire un tour au musée de l'alpinisme himalayen qui retrace les différentes ascension des pics qui nous entourent. Dont l'Everest que nous pourrions prétendre avoir vu si seulement le temps se découvrait un jour.

Un peu petit comme musée mais intéressant. Malheureusement, il était interdit de prendre des photos.

On est rentré, ce fut assez long. Après quoi nous déjeunames, ce qui a un intérêt limité, certes, mais témoigne, au demeurant, si il en était besoin, du caractère quasi-sportif et de l'intensité physique inhabituelle de notre périple matinal. Voilà, donc il fallait en parler. Je ne parlerais ni du rhume de Romain ou des troubles digestifs de Quentin car ce n'est pas l'objet.

L'aprés-midi on a été retirer de l'argent. Enfin essayé. Les indiens ont plein de distributeurs, la moitié sont vides. Ils ne fonctionnent que la journée, et ils sont fermés le Dimanche. Le mardi aussi, et puis le Jeudi. Car les distributeurs sont gardés par des vigiles, des papys armés d'un fusil de chasse. Mais enfin ce n'est pas ça le problème. Car le dimanche, le mardi, et le jeudi, les vigiles gardent les distributeurs éteints. Je crois qu'ils n'ont pas compris le concept même d'un distributeur automatique. Ce qui fait qu'il y a la queue devant les distributeurs quand ils sont ouverts. Nous sommes passés devant la bank of india l'un de ces jours bénis et la queue de 50 personnes devant la minuscule agence nous a fait douter de la faillite de la première banque du pays.

On est rentré, on s'est couché. La transformation a eu lieu, Darjeeling nous a transformé en vieilles taupes.
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by daryo - 2010-07-10 23:59 / 242 Visits
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Aujourd'hui réveillés à midi, relapse. Il pleut, l'électricité est coupé. On émerge lentement, on ne se sent motivé que pour rien faire.

On monte au resto de l'hôtel et on y squatte longuement. Du thé, encore et toujours, dans cette mer de nuage de laquelle nous émergeons difficilement. On est dans un Miyazaki, c'est indubitable. En haut de notre château dans le ciel, et définitivement sur un petit nuage.

On ne fait rien, donc. Ou presque.

Pendant que Romain et Quentin se partagent entre la bataille navale et la lecture de 1984 de Georges Orwell (devenu pour un temps une passion commune), je consacre cette journée à me replonger dans mes premiers jours en Inde, en images et à travers les récits que j'en ai fait.

Je mets à jour le blog, vu que j'ai un peu de temps. C'est d'ailleurs l'occasion pour nous tous de faire un premier point et de jeter les bases de la fin du séjour, on envisage le Rajasthan et/ou le Cachemire. Au milieu des effluves de thé, de tabac, de riz grillé et de marijuana, on se remémore notre arrivée, le premier contact avec la population, la beauté de ce que nous avons vu, mais aussi cette impression lancinante d'être un trio de pompes à fric.

C'est à cause de cette impression récurrente de se faire entuber que nous avons créé ce personnage tout autant fascinant qu'imaginaire, Super-Pigeon.


Super-Pigeon n'est pas un touriste. C'est LE touriste. Il ne se contente pas de mal marchander, il paye plus cher que le prix de départ.

Il n'a aucun sens des affaires, il est naïf. Trop naïf.


Dés qu'il entends "vewy tchiip, my flend", "goude prïce for you because you're like my blother nahow" ou encore "coude kwality", il transpire, convulse, ouvre son portefeuille et jette frénétiquement les billets autour de lui. Si le commerçant à le tort de lui présenter moins cher, il s'offusque.

Fut un temps, un ami commercial et accessoirement collègue de travail avait pour mantra "si il n'y avait pas de cons on ne ferrait pas de commerce".

J'en ai vu des cons, et beaucoup, mais Super-Pigeon, c'est une synthèse.

Bref tout ça pour dire qu'on relativise, voir même on positivise. Une entube indienne ça ne coûte jamais plus que le prix normal français.

On a peut-être été durs avec des gens qui nous abordaient, sans forcément vouloir nous vendre un truc. La fatigue et la chaleur aidant, on a mis tout le monde dans le même panier, oubliant qu'on commençait par les 3 sites touristiques les plus hard de l'Inde.

Pour la suite nous devrons repasser par ce bled maudit, New Ja-paille-pourrie. Et filer on ne sait où, pour une étape, sans doute un petit village paumé histoire de rattraper notre retard dans notre insertion sociale.

On fume, je relis mes comptes-rendus, Romain est plongé dans 1984, Quentin dans Lonely Planet.

On va peut-être sortir, la nuit va tomber.

L'objectif: un restau bien coté découvert par Quentin. Le trajet est magique, les environs se découvrent laissant envisager à perte de vues les vallées, les villages, quelques pics déjà, avec un dénivelé de fou, on est dans l'Himalaya.


Arrivés au restau, c'est grand banquet ce soir. On bois, on mange, on est déraisonnable, mais c'est vraiment bon d'être là.
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